« Les Verts sont des fournisseurs d’idées nouvelles »
Extrait de la Voix du Nord , Samedi 16 fevrier par Sophie LEFEVRE
En lice pour les élections cantonales, Lise Daleux a présenté hier son programme pour le canton de Lomme avec son suppléant, Grégory Deleplanque.
Entre autres, le duo propose des politiques alternatives pour les transports et réaffirme son engagement contre l’A 24.
….Lise Daleux lance d’entrée : « Il faut des Verts au conseil général, au nom de la pluralité. C’est, de plus, une institution conservatrice et nous
sommes fournisseurs d’idées nouvelles. » Tout en restant, continue-t-elle, constants dans les engagements : « Nous restons mobilisés contre l’A 24. Ce qui a toujours été le cas. »
Contrairement aux socialistes qui, ironise Lise Daleux, n’ont participé aux manifestations que sur le tard. « Là-dessus, nous sommes d’accord avec Denis Vinckier, qui a toujours été
constant... dans son erreur. Et, autant Yves Durand était présent à partir de fin 2006, autant nous n’avons jamais vu Roger Vicot ! » Par ailleurs, cette assistante sociale de 48 ans estime
qu’il faudrait développer une politique alternative des transports. Avec, notamment, un aménagement en circulation partagée du pont de la rue Guesde, une sécurisation des pistes cyclables le long
de la RN 48, un prêt de vélos longue durée pour les collégiens et le développement des navettes relais.
Enseignant de 34 ans à Guy-Mollet, son suppléant Grégory Deleplanque explique quant à lui que les emprises foncières destinées à l’A 24 pourraient être utilisées pour une activité de maraîchage
en circuit court : « Non seulement c’est plus sain mais c’est créateur d’emplois. Quand on voit qu’à Santes, ils emploient huit personnes pour cinq hectares contre deux pour 80 hectares dans
l’agriculture traditionnelle... » Autre proposition des Verts pour le canton : faire passer les cantines au bio grâce à la culture maraîchère, développer la haute qualité environnementale
dans les collèges, leur donner des moyens de planter, de créer des mares. « Lorsque j’enseigne les sciences de la vie et de la terre, je parle de choses à mes élèves qu’ils ne voient pas
appliquées dans leur environnement ; ce n’est pas cohérent. » Côté action sociale, Lise Daleux souligne la nécessité d’accompagner collectivement les personnes. « Par expérience, je sais
qu’on obtient beaucoup plus de résultats de cette façon. » Il faudrait aussi, continue la candidate, que les gens participent au projet de la construction de leur logement. « À la
Mitterie, par exemple, il faudrait leur demander leur avis. De manière générale, la participation et la concertation sont les fils rouges de notre programme. » •
Par lomme les verts 2008
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